la compagnie


Nous avons créé la compagnie Représailles en 2026 parce que nous trouvions que la scène théâtrale française manquait de compagnies émergentes.

non jdéconne

Nous avons créé la compagnie Représailles en 2026 parce que nous voulions parler de violence, de fascisme et de révolution.

mot d'ordre

Tout le monde sait que les fascistes ont mis le pied dans la porte — et tout le monde sait qu’ils ont les bottes dures. Nous savons que face au fascisme la plume n'est pas plus forte que l'épée. Nous ne voulons rien apprendre à personne. Nous ne croyons pas au théâtre didactique.

Mais nous croyons que le théâtre est un art de l’étonnement, et que la violence est un digne objet d’étonnement. Un jour, on découvre le tranchant de la lame, et on se dit : comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? Nous ne sommes ni des pornographes ni des sensationnalistes ; nous pensons simplement que dans l’expérience de la violence qui advient se niche une vérité fondamentale de la vie humaine. Pour qui la violence est-elle un besoin ? Pour qui est-elle un désir ? Qui y cède ? Qui la refuse ? Lorsqu’on saura cela, on aura déjà un peu avancé.

La violence nous hante comme notre sol natal. Il faut nous en souvenir : ceux-là mêmes qui rêvent d’ordre, de tranquillité et de purification ethnique ne l’ont pas oublié. Ce n’est pourtant pas un souvenir triste. La civilisation humaine n'a pas fait disparaître nos griffes et nos mâchoires ; elle leur donne simplement des formes nouvelles, comme un regard de haine ou un contrat de travail. Rappelons-nous que sur le même sol animal où nous avons appris la violence, nous avons aussi appris à aimer.

Wile E. Coyote poussé dans un ravin reste quelques instants dans les airs. Trois secondes avant la violence. Celles du clown. Celles du rêve. Celles du « tout est possible ». Ces trois secondes sont notre matière première. Nos corps n'ont certes pas la chance d'être dessinés. Peu importe. Nous croyons que la grâce des cartoons peut exister sur un plateau. Nous rêvons, avec ces corps fragiles, de notre coyote time. La violence n’est ni notre totem, ni notre tabou. Elle est la chose absurde qui est en nous et devant nous et avec laquelle nous voulons réapprendre à tomber.

profession de foi (simple et efficace)

Nous voulons être drôles.
Nous voulons être vrais.